Le Blog politiquement incorrect d'Alban DELFORGE-PONCE

Habitant et 1er adjoint à Pierremande (canton de COUCY LE CHÂTEAU AUFFRIQUE)

28 octobre 2009

Ecologie et coccinelle

Depuis plusieurs semaine, la commune de Pierremande et alentours est envahie par les coccinelles. Pourquoi ?

Sans être partisan de Monsanto et consorts, je dois dire que, à propos des coccinelles, les écolos ont fait fort .. En effet, c'est en ayant introduit cette espèce pour éviter les produits destinés à détruire les pucerons que les écolos ont déclanchés le problème. Vous me direz ce n'est pas la première fois qu'on est confronté à leur folie. Je me souviens de vacances dans le Quercy où la fréquentation des sous-bois était impossible en raison de lâchés de vipères !!

Certes lutter de façon biologique en utilisant des coccinelles, ce n'est pas une mauvaise idée. Mais de quel esprit malade a pu naître l'idée d'introduire des souches chinoises ? On a déjà eu des exemples comme les tortues américaines qui ont attaqué les espèces indigènes. Là aussi les espèces chinoises détruisent les espèces locales. Elles sont en plus beaucoup plus voraces, limitant ainsi l'accès à la nourriture à nos bonnes espèces locales.

Si ce n'était pas sigrave, on pourrait encore dire que c'est une manifestation du péril chinois !!!

Bref, c'est particulièrement pénible d'avoir ces milliers de coccinelles autour de chez soi, qui s'insinuent partout, et pour quel bénéfice, ? ZERO !! voir pire.

En effet pour m'en débarasser, je n'ai rien trouver d'autre qu'un insecticide de surface à mettre sur les fenêtres. Et ce sont des centaines de cadavres que je trouve tous les jours sur ma terrasse ! Bravo les écolos me voilà contraint de polluer. Donc je répète bénéfice ZERO

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24 octobre 2009

La taxe carbone

Un commentaire m'indiquait qu'outre le problème de la taxe professionnelle, ou plutôt sa suppression, il y avait le sujet actuel de la taxe verte.

Je suppose que le lecteur fait état de taxe carbone ... Une belle chose en vérité. Je mets quelques liens sur le sujet en dessous.

Mais je n'adhère guère à cette vision bobo de l'écologie. Cela ne sert à rien, c'est non incitatif et donc non productif.

Ce qui m'amuse le plus (ou me sidère c'est au choix dans ce monde ubuesque), c'est que pour bien montrer aux Français qu'ils récupèrent quelque chose, ils vont recevoir un chèque. C'est vrai qu'un virement c'est trop moderne, ça passe inaperçu, on ne l'a pas en main, on n'a pas l'impression qu'on a fait un geste pour l'environnement ...

Or n'est ce pas curieux que, pour faire passer un message écolo, on se serve de papier, d'encre et de produits chimiques, d'enveloppe transportée par la Poste en générant des frais de carburant, du CO2 ... et je ne parle pas du coût de traitement du chèque qui doit être énorme ...

Vraiment, dans quel monde vivons nous ? La politique n'est-ce que cela ... de la poudre aux yeux.

Heureusement que pour les élus de terrain ruraux que nous sommes, nous avons les pieds dans la glaise, dans les petites communes, pour garder ces pieds bien sur Terre !

Les liens à consulter :

http://eco.rue89.com/2009/09/10/comment-calculer-combien-vous-paierez-de-taxe-carbone

http://www.developpement-durable.gouv.fr/article.php3?id_article=5839

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19 février 2008

De la mémoire ...

La polémique fait rage à propos de la proposition de Sarkozy que chaque enfant de CM2 porte la mémoire d'un enfant juif décédé. Outre les aspects psychologiques dont certains disent que cela peut affecter le psychisme des enfants sous diverses formes, et pour lesquels je ne suis pas suffisamment au fait de la matière pour juger, ceci pose un réel problème de fond.

Doit-on se flageller constamment pour tous les malheurs du monde ou pour les erreurs de nos ancêtres dont à bien des égards les références culturelles et sociétales étaient différentes.

Parler éternellement de ces repentances laisse la porte ouverte à toutes les revendications, aussi légitimes soient-elles.

Ce matin déjà j'entendais un Français d'outre-mer réclamer que l'on conserve de la même façon le souvenir de ses ancêtres esclaves.

Pour cette période plus récente de l'holocauste, on pourrait aussi se revendiquer de la mémoire de tous ceux qui ont été sacrifiés de par leur appartenance à un groupe quelconque. Pourquoi ne pas porter la mémoire des communistes (bon vous me direz c'est déjà fait avec Guy Moquet), des tsiganes et autres peuples nomades, des homosexuels, des francs-maçons ... ?

En effet, il ne faut pas oublier. Il faut enseigner l'histoire pour faire vivre la mémoire, mais à trop en faire, on nuit à ces causes.

Par ailleurs, si l'Histoire nous construit, si elle construit un peuple, elle sert surtout à tracer une voie que d'autres doivent allonger jours après jours. On doit suivre cette voie pour faire progresser un pays. Ce n'est pas en regardant seulement en arrière, dans le rétroviseur, qu'on prépare l'avenir et cette voie pour nos enfants.

Sans que ce soit un modèle, on perçoit là un fort contraste avec les Etats-Unis. Dans ce pays sans Histoire aussi lointaine que la notre, faute de racines se pays se tourne résolument vers l'avenir.

Notre président ferait bien lui aussi de se tourner réellement vers l'avenir, et d'anticiper nos difficultés à venir, celles de nos enfants, de nos petits-enfants ... Il doit comprendre que, en tant que politique, on agit pas seulement dans l'urgence, mais on agit pour contruire, pour construire du solide, pour construire les fondations de la maison France d'après-demain !

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18 février 2008

Toute ressemblance ....

Ci-dessous un texte sous forme d'entretien avec Victor Hugo. Victor Hugo évoque non pas le 1er des napoléons, mais Badinguet (Napoléon III)?

Certes les questions ont été ajoutées, mais le texte, lui, n'a pas été modifié. Tout est extrait d'un livre de Victor Hugo : "Napoléon le petit" ; ouvrage que l'on trouve facilement libre de droits avec tout bon moteur de recherche.

Toute ressemblance avec un personnage contemporain serait-elle vraiment fortuite ... ?

ENTRETIEN AVEC VICTOR HUGO

Vous semblez vous tenir très informé de l’actualité politique française. Quel regard portez-vous sur notre nouveau président ? 

Victor Hugo : Depuis des mois, il s’étale ; il a harangué, triomphé, présidé des banquets, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue… Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas. Des panégyristes, il en a plus que Trajan. Une chose me frappe pourtant, c’est que dans toutes les qualités qu’on lui reconnaît, dans tous les éloges qu’on lui adresse, il n’y a pas un mot qui sorte de ceci : habilité, sang-froid, audace, adresse, affaire admirablement préparée et conduite, instant bien choisi, secret bien gardé, mesures bien prises. Fausses clés bien faites. Tout est là… Il ne reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres ; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il remue. Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète.

Derrière cette folle ambition personnelle décelez-vous une vision politique de la France, telle qu’on est en droit de l’attendre d’un élu à la magistrature suprême ?

Victor Hugo : Non, cet homme ne raisonne pas ; il a des besoins, il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur. La toute-puissance serait fade si on ne l’assaisonnait de cette façon. Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit, et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve si énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve quelque surprise. On se demande : comment a-t-il fait ? On décompose l’aventure et l’aventurier… On ne trouve au fond de l’homme et de son procédé que deux choses : la ruse et l’argent…Faites des affaires, gobergez-vous, prenez du ventre ; il n’est plus question d’être un grand peuple, d’être un puissant peuple, d’être une nation libre, d’être un foyer lumineux ; la France n’y voit plus clair. Voilà un succès.

Que penser de cette fascination pour les hommes d’affaires, ses proches ? Cette volonté de mener le pays comme on mène une grande entreprise ? 

Victor Hugo : Il a pour lui désormais l’argent, l’agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort et tous les hommes qui passent si facilement d’un bord à l’autre quand il n’y a à enjamber que la honte…Quelle misère que cette joie des intérêts et des cupidités… Ma foi, vivons, faisons des affaires, tripotons dans les actions de zinc ou de chemin de fer, gagnons de l’argent ; c’est ignoble, mais c’est excellent ; un scrupule en moins, un louis de plus ; vendons toute notre âme à ce taux ! On court, on se rue, on fait antichambre, on boit toute honte…une foule de dévouements intrépides assiègent l’Elysée et se groupent autour de l’homme… C’est un peu un brigand et beaucoup un coquin. On sent toujours en lui le pauvre prince d’industrie.

Et la liberté de la presse dans tout çà ?

Victor Hugo (pouffant de rire): Et la liberté de la presse ! Qu’en dire ? N’est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot ? Cette presse libre, honneur de l’esprit français, clarté de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation, où est-elle ?

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13 février 2008

La direction général des finances publiques est née.

La fusion, annoncée par le candidat Sarkozy et suivie par le président (pour une fois), entre la direction générale des impôts et celle de la comptabilité publique (plus connue sous le nom de Trésor public) est maintenant dans une phase plus active. Certes si on pouvait critiquer l'argument de départ où Sarko annonçait que 1 + 1 = 2, donc 1 de trop alors qu'en réalité seule une infime partie (mais la plus voyante) exerçait un métier semblable.

Le nouveau nom a été annoncé par Woerth : direction générale des finances publiques.

Comme dans toute fusion, le principe est que là où il y a 2 personnes, il n'en reste qu'une.

De ce fait pour appliquer cette règle et se conformer au statut de la fonction publique, des organigrammes titanesques viennent d'apparaître avec des niveaux hiérarchiques qui se posent en strates ; un effet mille-feuille en quelque sorte.

Cela pourrait satisfaire les fusionnés. Mais non, car au Trésor public notamment où la notion de cadres et d'encadrant avait une réelle dimension, ces nouveaux organigrammes provoquent de fait une perte du statut d'encadrant pour bon nombre de personnes qui aujourd'hui gèrent des services.

Les gagnants apparents ? l'habituelle énarchie qui est en position d'investir les positions les plus favorables.

On en a bel et bien fini avec le concept de méritocratie qui prédomina pendant longtemps dans la fonction publique et qui a permis à une époque une évolution de la société.

Surtout et c'est le plus grave, cette situation risque d'aboutir à un effet pervers et sans doute contraire au but annoncé ; cela va scléroser le trésor public (à la pointe de la LOLF) en basant toute évolution juste sur le critère de l'âge.

C'était pourtant l'occasion rêvée pour expérimenter et bousculer les habitudes. Mais comme d'habitude avec ce gouvernement, c'est "beaucoup de bruit pour rien". Juste des paillettes, et rien de concret et d'utile au bout ... encore une occasion manquée de réformer le pays.

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07 février 2008

Quand le monde part de travers.

Des informations toutes plus inquiétantes ou plus folles que les autres ne cessent d’affluer.

Aux Etats Unis, on admet le recours à la simulation de noyade de détenus présumés terroristes. C’est bien sûr fait, pour donner des garanties, sur autorisation du président et de son ministre de la Justice. Dans le manuel du parfait petit espion de la CIA on précise que c’est juste une technique légale … c’est beau de vivre au pays de la liberté …

Du côté de leurs adversaires, pour faire bonne mesure, ce n’est pas mieux. Des vidéos ont été saisies en Irak où l’on voir des enfants de 8 à 12 ans s’entraîner aux meurtres, aux kidnapping et aux bombes-humaines …

En Turquie, cet Etat, présumé laïque depuis 1920 et la présidence de Mustafa KEMAL Atatürk (1880-1938), vient d’autoriser les voiles islamiques à l’Université, là où l’on est censé former les futures élites. Bel avenir qu’on nous propose avec ce pays, sans compter que Chirac lui a ouverte toutes grandes les portes de l’Europe.

Finalement, pour nous, en France, parler de l’idylle de Nico et de Carla, c’est plus gai et moins déprimant.

Bon d’accord, c’est pas bien  brillant chez nous non plus. Nous annonçons déficit de la balance commercial de 39 milliards (on achète plus à l’étranger qu’on ne vend).

En plus on bat un record …. Bravo ! ! Hé, oui. On bat de 11 milliards le précèdent record de 2006 !

Notre président nous dira : « c’est la faute au pétrole et à l’euro ! ! ! ». Pourquoi pas ?

Mais dommage, dans le même temps, l’Allemagne a 215 milliards d’excédent ! !

Cherchez l’erreur …

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06 février 2008

Le rapport Attali : les 316 propositions

Attali vient de publier son rapport (en pièce jointe).

Le constat n’est pas brillant. Si certaines propositions sont convenues, déjà évoquées, ce que j’ai trouvé le plus intéressant, ce n’est pas tant le diagnostic, on le connaît, c’est davantage les perspectives.

Même si certaines paraissent teintées d’une forte naïveté, l’intérêt du document réside à mon avis essentiellement dans le fait que pour une fois on se projette dans l’avenir et qu’on a des ambitions de mieux faire. On se dirige résolument vers le futur.

Certes on a l’impression qu’on sacrifie toujours la même génération, celle des enfants des soixante-huitards, mais au moins cela marque le mouvement.

Face à cela, la question essentielle restera celle de la volonté politique. Nos gouvernants auront-ils le courage, quittes à être impopulaires, de réaliser ce qui est inscrit ?

Avant de finir ce libelle, et bien certain que la question se posera dans les esprits, j’évoque le cas de la disparition des départements qui est citée dans le rapport comme une décision fondementale.

Pour moi, cette mesure n’est pas très bonne. Tout au moins, cette position doit être nuancée. Comme le mouvement entrepris actuellement, il faut spécialiser les missions des départements, et éviter qu’ils n’interviennent sur des domaines déjà investis par d’autres collectivités. C’est d’ailleurs le principe qui devrait être respecté, à chacun sa compétence propre.

Le département, de par sa taille et son ancrage territorial, doit être centré sur la cohérence du territoire : son infrastructure, l’aménagement du territoire, la famille et la solidarité. Bref être un échelon d’une taille humaine et suffisante pour entreprendre.

Toutefois je suis effectivement favorable à la suppression des départements dans un cas : celui de la région parisienne. Sur un petit périmètre, il n’y a que de grosses communes, des infrastructures fortes, et un doublon avec la région (qui a un petit territoire).

On peut admettre un statut particulier pour cet endroit.

Posté par Alban DELFORGE à 20:47 - Débat de société - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Quand on racle les fonds de tiroir, c’est mauvais signe.

Sarkozy promet beaucoup. Il dépense beaucoup. Il fait des promesses de dépenses nombreuses (les 500 millions des hôpitaux, les sommes promises à des groupes sidérurgiques indiens pour garder l’emploi et donner des dividendes aux actionnaires étrangers …).

Maintenant qu’il a promis, qu’il a beaucoup dépensé, qu’il n’a pas adopté le principe impopulaire du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite, il cherche l’argent maintenant. Car de l’argent, il n’y en a plus.

On le sait. La France est surendettée, elle n’a pas de croissance. Avec une dette galopante et des dépenses qui pourraient progresser du fait des promesses, il faut bien trouver cet argent.

La dernière piste en date : vendre des biens de l’Etat.

Alors on vend des immeubles (parfois pour les racheter à nouveau bien plus cher – cf. les locaux de l’imprimerie nationale revendus à un fonds de pension et rachetés par les affaires étrangères pour 100 millions d’euros de plus), et maintenant on propose de vendre les biens des musées.

A la demande de Sarkozy, Jacques Rigaud, conseiller d’Etat et spécialiste des questions culturelles, doit rendre un rapport sur la question. D’ailleurs un député de l’Oise a déjà proposé cette mesure au Parlement en octobre.

A quand la vente de l’Elysée ? puisque le palais n’abrite plus le président, qui lui préfère notamment les édifices des parcs romantiques de Versailles.

On a vraiment l’impression que l’argent manque et qu’il ne reste plus qu’à aller chez « ma tante » pour gratter ce que l’on peut avant d’être mis à la rue. Finalement cela va assez bien avec les propos du rapport Attali qui dit que la France est en déclin. Elle ne trouve pas de croissance, pas de pouvoir d’achat pour relancer l’économie, alors on solde tout.

D’un autre côté, il est vrai que les musées ont des trésors, souvent spoliés de par le monde, qu’on ne montre jamais au public, et dont on a parfois oublié l’existence.

Mais tout de même, cela fait furieusement penser à une opération de la dernière chance. Si la France n’a plus que cette solution pour produire de la richesse, c’est qu’elle est réellement moribonde ! …

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28 novembre 2007

Politique de la Ville : Un trou sans fond

J'ai failli titrer "un Trou sans fonds". En effet, l'Etat, en état de faillite virtuelle, promet encore des fonds pour les banlieues.

Non pas que cela ne soit pas nécessaire mais en avons nous les moyens ?

Si l'on écarte cette question incongrue, il reste une question. Comment utilise-t-on ces fonds ?

Un rapport récent de la Cour des Comptes a mis en lumière le gâchis des politiques de la ville. Elles se sont succédées, sans effet.

Il est vrai qu'en matière de politique de la Ville, on est plus souvent dans le saupoudrage. Chacun (Etat, collectivités locales) y va de son obole. On donne aux multiples associations qui gravitent autour de la politique de la Ville de quoi gesticuler. On se donne bonne conscience en se disant qu'on a donné, qu'on a oeuvré pour le bien commun. C'est la baguette magique qui fait disparaître les mécontentements, qui éteint les feux.

Mais qui se pose la question de l'utilisation des fonds ? Personne ! Et ceux qui s'y hasardent passent pour de dangereux séditieux.

Pourtant, dans certains cas, on sait que ces fonds sont utilisés à tort et à travers, et que ce déroule autour un véritable "charity business".

Dans d'autres cas, on aimerait bien utiliser ces fonds ? Mais comment faire ?

Comment faire quand on sait que, dans un quartier, utiliser ces fonds en achetant de quoi faire naître un embryon de culture, c'est un appel au vol. Sitôt dépensés, sitôt volés. Les bonnes volontés sont découragées, désarmées. Elles se barricadent toujours plus pour éviter ces vols, et on construit un ghetto dans le ghetto ...

Les fonds ne sont pas la réponse à tout, l'argent ne règle pas tout. Ce dont on a besoin c'est d'un projet de société fédérateur !

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16 novembre 2007

L'accès à l'eau

Dans le Monde Diplomatique de Novembre, il est fait état de la mobilisation contre les partenariats publics privés dans le domaine de l'eau (http://blog.mondediplo.net/2007-11-16-N'internationalisâtes ). L'eau, cette denrée rare dans beaucoup de pays du monde.

Ce mécanisme de partenariat public privé, dit PPP, est mis en avant par la Banque Mondiale, 13 pays donateurs et bien sûr le chantre du libéralisme (j'ai failli mettre le chancre ...) la Grande Bretagne.

On constate que les PPP sont de plus en plus décriés dans le sens où c'est finalement le consommateur qui paye la note, et que derrière, la logique de marché n'est pas guère en phase avec la seule nécessité d'amener de l'eau.

Par ailleurs le coût n'est pas toujours aussi anodin qu'il y paraît. Les entrepreneurs ont pour objet de gagner de l'argent, pas obligatoirement d'amener simplement un bien être.

Des rapports de l'ONU stigmatisent aussi les PPP en indiquant que le bénéfice attendu est parfois lointain puisque l'intérêt du privé n'est pas d'investir dans des pays dont les habitants ont des capacités financières limitées.

Plus proches de nous, on constate que les services des eaux des communes reviennent parfois dans le giron du secteur public, le gain en passant au privé n'ayant pas toujours été démontré, tant en coût financier qu'en qualité de service.

En Picardie des collectivités, comme Amiens Métropole, sont revenues à la régie directe plutôt que de confier à quelques uns de nos mastodontes de l'eau et de l'assainissement ces services.

Nos collectivités peuvent donc opter pour d'autres modes de gestion que le fait de concéder ces compétences au secteur privé, encore faut-il que cela se fasse dans un cadre suffisamment large, par exemple l'intercommunalité, pour que les gains économiques et l'amélioration de la qualité de service soient patents.

Posté par Alban DELFORGE à 18:21 - Débat de société - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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