06 mars 2008
droit de réponse aisne nouvelle (suite)
Suite à ma demande de droit de réponse visant à faire en sorte que les suppléants soient reconnus, et notamment les femmes, je vous livre le message de la rédaction de l'Aisne Nouvelle. Certes je ne vais sans doute pas me faire des amis à l'Aisne Nouvelle, mais c'est ma conception de la transparence. J'ai publié ma requête, il est normal d'en publier les suites.
Monsieur,
J'ai bien reçu votre message envoyé après la parution de notre supplément "Spécial cantonales 2008". Premièrement, sans vouloir nier et encore moins négliger l'existence des suppléant(e)s, la rédaction de L'Aisne Nouvelle et moi-même avons fait un choix rédactionnel. Pas de discrimination derrière ce choix comme vous semblez le croire. L'Aisne Nouvelle ne joue pas dans cette cour. De plus, nous avions une certaine surface à respecter afin d'accorder de la place à tous les candidats.
Heureux de voir que vous reconnaissez n'apparaître ni de façon négative, ni de façon positive. Il est sûr que notre rôle est de rester neutre et objectif, surtout en politique. C'est encore plus vrai dans un journal local. Nous ne pouvons donc pas vous accorder de droit de réponse dans ce cas précis.
Salutations distinguées,
Patrick Szajkowski
rédacteur en chef
La réponse me laisse toutefois perplexe puisque la loi de 1881 sur la presse reconnaît que, dès lors où le nom de quelqu'un apparaît, le droit de réponse est obligatoire, et ce, dans les 3 jours de la demande. Sur ce point, je vais étudier plus avant la jurisprudence pour vérifier les propos du rédac chef.
Sur le fond ce choix rédactionnel m'amène à penser que les journalistes de l'Aisne nouvelle considèrent tout de même que le suppléant a peu d'intérêt puisqu'il n'est pas digne d'être cité. Que la règle ait été la même pour tous, peu importe.
Je pense que dans le approche ils ont oublié que le choix du suppléant, qui est potentiellement à même de remplacer le candidat, est loin d'être neutre et anecdoctique.
Ne rien dire sur les suppléants c'est finalement cautionner les mascarades politiques où les suppléants, qui remplacent le candidat pour une raison ou une autre, sont contraints de céder leur place dès lors que le candidat pointe à nouveau son nez.
C'est une conception bien étrange de la démocratie et du scrutin qui y est associé, et c'est surtout un manque de respect de l'électeur et du suppléant.
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