Le Blog politiquement incorrect d'Alban DELFORGE-PONCE

Habitant et 1er adjoint à Pierremande (canton de COUCY LE CHÂTEAU AUFFRIQUE)

03 mars 2008

programme (suite)

Sur la profession de foi que nous diffusons, il est fait état de l’offre de soins.

Sur ce point, il faut tenter de conserver une offre de soin de proximité en proposant des offres d’installations attractives.

Est-ce normal qu’il devienne de plus en plus difficile de se faire soigner dans des conditions normales ? Les visites à domicile sont devenues quasi-inexistantes, les rendez-vous doivent être planifiés.

La Picardie, l’Aisne, nos zones rurales attirent moins que les rives de la Méditerrannée. Pourtant nous sommes loin d’être dans des zones désertiques, et au regard de l’activité potentielle qu’ils peuvent avoir, les médecins ne risquent pas d’être au SMIC comme ils peuvent parfois l’être en ville.

Il est donc nécessaire d’attirer les médecins en favorisant leur installation. Sur ces aspects qui relèvent d’une politique sanitaire, le Conseil Général se doit d’être incitatif.

Si, par principe, je suis généralement opposé à subventionner tout ce qui ressort du système libéral, puisque par essence, pour ceux qui optent pour une activité libérale, c’est la concurrence qui doit régir ce pan de l’activité économique. Toutefois,je conçois que, dans le domaine sanitaire, la notion du service public de la santé l’emporte sur cette considération de principe.

Les aides doivent être à la fois financières et matérielles. Financières en subventionnant l’installation des jeunes médecins, en ciblant des élèves axonais méritants qui se dirigent vers des études de médecine et qui pourraient rester dans l’Aisne. Matérielles en aidant les communes, placées stratégiquement, à créer des cabinets médicaux, à réhabiliter des locaux.

Sur des aspects qui touchent au domaine social, et qui trouvent un écho avec le niveau de pauvreté du département que j’ai déjà évoqué, il faut évoquer le RMI. Les bénéficiaires sont très nombreux.

Pour le RMI, il ne faut pas se situer dans l’assistanat mais dans une réelle politique d’insertion. Celle-ci doit conduire à former les bénéficiaires pour retrouver un emploi, et dans le prolongement du RSA, faire en sorte que l’accès à l’emploi ne soit pas un frein à l’accès aux prestations sociales. C’est aussi en insistant sur ce point qu’on permet aux bénéficiaires d’anticiper l’avenir, de parier sur le futur, et de donner à leurs enfants l’accès à l’éducation et aux études. En effet, quand, au travers du RMI, on tend surtout vers la survie, les questions liées au lendemain sont éloignées. C’est par une réelle insertion qu’on peut recréer un cercle vertueux de retour à une socialisation.

Par ailleurs, et pour que seuls les vrais bénéficiaires des minima sociaux reçoivent le RMI, il faut lutter contre la fraude. Dans certains départements, les indus de RMI sur une année frôlent le million d’euros. Certes, ramené aux budgets du RMI, c’est plus que modeste. Mais comparé au montant mensuel du RMI pour un bénéficiaire, cela montre l’ampleur de certaines fraudes.

Rétablir l’équité dans ce domaine, c’est donner la possibilité au Conseil Général d’utiliser ces sommes à d’autres actions : éducation, associations, culture, patrimoine, tourisme …

Puisque j’évoque par le biais du RMI les questions budgétaires, je ne peux m’empêcher de faire une digression sur le budget du Conseil Général de l’Aisne. Par ce biais, on juge finalement de l’efficacité des nos conseillers généraux, et notamment de ceux de la majorité en place.

Un seul mot me vient en tête quand on parle budget du département de l’Aisne : EXPLOSION.

De 300 millions d’euros en 2003, le budget est passé pour 2008 à 533 millions ! !

Certes il est facile d’afficher les chiffres pour dénigrer.

On sait qu’il y a eu des transferts de charges important de l’Etat vers les départements, et qui n’ont pas toujours été compensés en totalité.

Mais quand on regarde sur le site ouvert à tous du ministère des finances, on a accès au budget et à des comparaison avec des départements de même grandeur.

Et là que constate-t-on … ?

Les impôts ont explosés … et bien plus que dans les départements de même taille alors même que le RMI, les personnels TOS … bref tous les transferts, ne sont pas plus importants.

Le principal point noir c’est la gestion ! On voit en comparant que le département dépense beaucoup pour le personnel et les dépenses courantes. C’est donc une mauvaise gestion, un contrôle politique des élus déficient, une absence de rigueur,  une absence de déclinaison du budget en mode LOLF mission, programme, action...

Ils ouvrent les vannes, et qui payent ? Nous, vous, nous tous, les axonais.

Un constat amer qui me fait sourire quand Dumont parle de bilan. Beau bilan en vérité …

Posté par Alban DELFORGE à 22:34 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Praticiens de santé.

A propos du paragraphe " Aide à l'installation des jeunes médecins dans l'Aisne " :

Celà me fait penser au système des Ecoles Normales d'instituteurs et (trices ) qui offraient ,suite à concours) la pension et les études gratuites pendant les 4 années d'études. En contrepartie les élèves devaient signer un engagement décennal d'enseigner au moins 10 ans dans l'Aisne et devaient rembourser leurs 4 ans de pension en cas de non respect du contrat.
Ce serait peut-être une idée à explorer, car en effet on manque cruellement de médecins de dentistes,d'ophtalmos,d'infirmières libérales et tous autres professionnels de santé.

Posté par herbe douce, 05 mars 2008 à 21:27

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