Le Blog politiquement incorrect d'Alban DELFORGE-PONCE

Habitant et 1er adjoint à Pierremande (canton de COUCY LE CHÂTEAU AUFFRIQUE)

23 juin 2007

Festival Villages en Musique à Pierremande

affiche_village_en_musiqueDans le cadre du festival Guitares en Picardie, et dans sa déclinaison axonaise des "villages en musique", hier soir, l'église de Pierremande a été ouverte à un quatuor Guitare, Flûte, Alto et Violoncelle.

Animée par Frédérique ARONICA-LEHEMBRE (violoncelle), Pascal RAVEZ (flûte), Roberto ARONICA (alto) et Yves CLEMENT (Guitare), la soirée a été un grand succès. Salle comble -plutôt église comble d'ailleurs - en ce vendredi soir.

Un beau succès pour notre petit village, avec un public à la fois familial et composé d'amateurs éclairés.

Avec un instant très sympa, quand le quatuor a remis une partition adaptée  à leurs instruments d'une oeuvre (GNATTALIANA) du compositeur brésilien Giacomo BARTOLONI qui était dans l'assistance.

Espérons que l'opération sera renouvelée en 2008

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22 juin 2007

Presque rien sur pas grand chose ...

Pour qui roule Le Monde ?

A la Une du Monde, un titre : " Des bandes rivales et la police se sont affrontées à Cergy sans faire événement ".

On a le sentiment que Le Monde regrette l’absence de communication forcenée sur le sujet, alors qu’en lisant l’article on voit que police et justice font leur travail.

Certes les médias sont là pour informer, mais en l’occurrence, Le Monde n’espère-t-il pas qu’en communiquant sur cet évènement, certes regrettable, mais passé inaperçu, cet article fasse tâche d’huile. Allez, pour Le Monde une bon mouvement … A vo’te bon cœur, m’sieurs dames … de bonnes petites émeutes, pour effrayer tout nos concitoyens. Pour effrayer ma vieille grand-mère … Ça fait vendre, ça fait peur … on fait naître la terreur, le sentiment d’insécurité, les extrémismes …

A qui profite le crime … ? Pour qui roule Le Monde … ?

  Vu sur le site du premier Ministre,

On y parle de la revue générale des politiques publiques. On a l’impression d’assister à la revue du général devant ses trouffions.

On envisage des missions pour auditer l’Etat, ses missions et les moyens de faire des économies.

Parmi les 4 premiers chantiers, il y a la réforme de la carte judiciaire.

Certes elle date un peu cette carte. Pourtant on a déjà une levée de boucliers et des manifs. De qui ? des personnels concernés ? Que nenni !

Des avocats !

Comment peut-on avancer toujours sa qualité de profession libéral et regretter la rationalisation des services de l’Etat et l’augmentation de la rentabilité qui en est attendue ?

C’est vrai qu’on nous sort des arguments modernes ! On avait déjà fermé la Cour d’appel de Metz en 1873, après la guerre de 1870, à cause des Boches ! !

On croit rêver ? On en est encore à ces batailles de tranchées alors qu’on parle d’Europe, d’Union et que nos contrées ont connu une période de paix comme jamais auparavant ! C’est triste d’entendre de tels arguments de le part de juristes pour lesquels le droit européen est un exercice quasi-quotidien (sous une forme ou sous une autre : application des directives, transposition en droit français …).

Une autre mission, le rapprochement Direction Générale des Impôts (DGI) et celle de la Comptabilité Publique (DGCP - plus connue sous l’appellation Trésor Public).

C’est vrai que Sarko nous a servi cette soupe plusieurs fois. Une fois dans le Figaro, une fois face à Ségolène, une fois en réponse aux syndicats finances.

Certes l’argumentation paraît solide selon sa présentation. 80 000 personnes calculent l’impôt, et 50 000 le recouvrent. Fusionnons et gagnons des emplois. Bien raisonné Nico ! Jusque là, je te suis !

Mais les faits sont têtus. La DGI, rien à signaler, ils font bien le calcul de l’impôt, ces S*** à qui on envoie nos déclarations.

La DGCP. Là c’est différent. Les missions du Trésor sont : le recouvrement de l’impôt (on y est ! !), mais il y a aussi près de 70 % de l’activité qui est consacrée à tout ce qui touche les dépenses de l’Etat d’une part, et d’autre part, la tenue de la comptabilité et la gestion des 270 000 collectivités locales ! !.

Alors fusionnons, oui. Mais on va y gagner une poignée de fonctionnaires. Ceux-ci seront largement absorbés par les départs en retraite. Et les machines utilisées pour le recouvrement ne risquent pas de nous faire gagner beaucoup de poste de travail (mensualisation et prélèvement, c’est un programme informatique ; les machines à ouvrir les enveloppes pour récupérer les chèques et les TIP, pour les scanner et les encaisser, c’est de la robotique … on a déjà plus de bras derrière ça !)

Encore une fausse bonne idée … mais elle fait vendre

Par contre, cherchons des pistes d’économies. Assurément il y en a. Trop pour être citées mais quelques exemples démagos, quitte à faire hurler !

Je ne tomberai pas dans le populisme en disant supprimons les logements de fonctions des ministres et hauts fonctionnaires, les voitures … c’est peanuts …

Cherchons plutôt là où ça fait mal.

Chez le mammouth, par exemple. Que fait-on des effectifs de profs pléthoriques dans certaines matières et qu’on ne réadapte pas aux enseignements à enjeux (le sport en Picardie est un bon exemple), des vacataires sans vacations mais quand même payés au cas où ils bosseraient un jour.

Comment organise-t-on les services de l’Etat qui demandent une présence en personnel forte (police, hôpitaux …) mais qui cumulent les récups, faute de pouvoir payer de véritables heures sup, ou de les faire rentrer dans une vraie démarche de performance avec un réel intéressement financier à la clé ?

On pourrait dire bien des choses encore à lire l’actualité, mais c’est tout pour aujourd’hui … il faut que je me calme !

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19 juin 2007

France : terre d’asile ou dernier bastion des léninistes ?

18 députés pour le PC lors des dernières législatives avec un score national de 4,29 % alors que le MoDem n’est pas représenté que par 4 élus alors que son score national est plus important.

Où se situe le problème ? C’est la faute du découpage et à l’absence de proportionnelle.

Au-delà de ces questions qui dépendent finalement de nos parlementaires puisque c’est à ceux qu’on vient d’élire qu’il reviendrait de modifier les règles relatives aux élections législatives. Pour certains, loin des idéaux démocratiques, c’est à leur siège qu’ils penseront en premier et non à notre sacro-sainte démocratie. On a déjà eu l’exemple récent et malheureux des Morin et consorts qui, apeurés à l’idée de perdre leur place, ont préféré défendre leur statut et leur porte-monnaie plutôt que leurs idéaux (s’ils en ont jamais eu …).

Revenons à la question du PC qui m’a inspiré ce billet, même si mon idée de départ s’est perdue dans les méandres tortueux de ma pensée.

Comment se fait-il que nous ayons encore des communistes alors que ceux-ci ne font plus florès de l’autre côté du Danube ou de la Vistule ?

Serait-on dans une sorte de sanctuaire pour marxiste-léninistes ? Comme en Hongrie, dans le musée du Statue-Park, où les statues marxistes déboulonnées ont toutes été regroupées en un seul lieu. Nous, nous avons nos derniers spécimens qui vont de Mme BUFFET à notre conseil général Jean-Claude DUMONT.

Comment peut-on encore trouver de ces spécimens alors qu’on connaît les ravages faits par la pensée soviéto-communiste ?

Lors de mes pérégrinations dans les pays de l’Est, nombreux sont ceux qui ont vécu cette période et qui me l’on décrite. Que de la joie ? Jugez-en …

Ma traductrice estonienne me racontait comment les estoniens, intégrés dans l’URSS, chapardaient tout ce qui se trouvait à porter de main, car il manquait de tout et surtout de l’essentiel (beurre, huile, farine …).

Quant à Dimitri en Bulgarie … Il n’a pas pu entreprendre les études qu’il voulait … Pensez … il a vécu quelques années avec ses parents (scientifiques) au Maroc. Non content d’être allé en occident, il était dans une royauté.

Lors de ses épreuves sur la pensée communiste, il a eu une mauvaise note car, d’une part, il avait été corrompu par l’occident, et d’autre part, il ne connaissait pas tous les sujets traités pendant les congrès des soviets.

Et c’est de cette société dont ils rêvent encore ?

C’est de cette société que veut notre député (on ne peut pas réellement dire fraîchement élu, car c’est du réchauffé et je le croyais partisan des droits sociaux tels que la retraite alors qu’il a 73 ans …) dans la 4ème circonscription.

Un kolkhoze dans le château de Coucy ? Un goulag dans la tour de Quierzy ? un no man’s land entre Coucy et Soissons ? une gare de triage pour les personnes à rééduquer à Tergnier (je ferai sans doute partie du 1er wagon !) ?

Allez … je m’énerve … je m’énerve … mais c’est surtout que je ne comprends pas comment ils peuvent encore y croire vraiment alors que les preuves que le système à échouer sont là … ou bien à eux de me convaincre !

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15 juin 2007

L'Aisne et la gauche : bel exemple d'une certaine idée de la politique !

Jacques Desallangre est arrivé en seconde place au 1er tour des législatives dans la 4ème circonscription de l'Aisne. Le député sortant , de gauche (en fin de gauche on le pense ... mais il change tellement souvent d'étiquette ... ), arrive toutefois en tête des candidats de gauche.

Depuis, il suffit de se connecter sur son site, on constate que tous se rallient à lui. Finis les coups bas de la campagne, finies les paroles malheureuses, toutes les tendances de la gauche se rallient derrière lui comme un seul homme. il est adulé, aimé, révéré, pleins de talents.

Est-ce cela la politique ? On pense une chose au premier tour et une autre au second ? Au premier tour, si l'on se présente, c'est que l'on pense incarner une idée différente, une vision propre du devenir de la collectivité. Pourtant d'un coup, on tourne casaque et l'on se rallie.

C'est finalement le nouveau politiquement correct ! Le RALLIEMENT ! Tout le monde en parle. C'est la peur de perdre son siège qui guide ce principe.

Ces femmes et hommes politiques sont bien loin de la liberté prônée par le MoDem et François Bayrou.

Au moins, dans le département de L'Aisne, le MoDem conserve cette liberté et cette vision d'un chemin différent en s'abstenant de se prononcer et surtout de se rallier.

Il faut bien qu'il y ait au moins quelques candidats pour conserver l'esprit d'Astérix et de son village d'irréductibles axonais !

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14 juin 2007

TVA sociale, charges et petites entreprises.

C’est l’affrontement des législatives entre droite et gauche. Il est bien temps de le faire alors que nous sommes entre les deux tours. Alors que tout est joué, on commence à débattre … étonnant …

Le sujet : l’augmentation de la TVA et sa contrepartie, une baisse des charges patronales.

La proposition est défendable. On augmente la TVA pour taxer tous les biens, le surplus est affecté à autre chose (même si le principe de non-affectation des dépenses et des recettes est, me semble-t-il, une règle fondamentale des finances publiques …), mais l’on compense l’augmentation possible des prix par une baisse du prix HT des biens. Ce n’est pas sot !

Sauf que l’on ne vit pas dans le monde de Oui-Oui, au pays des jouets, où tout est beau et emprunt de bons sentiments. Essayons d’éviter de jouer les naïfs. On parle d’économie là. Les américains, depuis Clinton et ses think tanks, parlent de guerre économique. On est dans le sérieux, loin des bons sentiments, de beaux principes et de la naïveté

Quelques entreprises joueront le jeu, d’autres, sans doute les plus nombreuses, verront un moyen d’augmenter leurs charges ou de prendre le surplus de bénéfices pour l’affecter à autre chose (la R&D, les bonus, la publicité …).

Mais là on ne parle que des plus grandes !

Si je prends mon plombier qui a un seul apprenti, ou l’entrepreneur qui fait mes gros travaux de jardinage, que va-t-il leur arriver ?

C’est simple, leurs factures vont prendre plusieurs points de TVA qui vont impacter directement la facture du client. Pour le jardinage, c’est déjà à 19,6 %, et on va augmenter de plusieurs points ma facture ! je vais y réfléchir à deux fois ! car les charges patronales, il n’en a rien à faire, il fait son travail tout seul. Donc exit les charges ! Et idem pour les biens achetés, sa matière première, c’est la force de ses bras !

On va donc léser les entrepreneurs de proximité. Comme si dans notre canton, ils avaient besoin de cela ! On va les léser au profit des entreprises les plus importantes. Si on utilisait les propos de notre conseiller général stalinien, on dirait : " c’est encore la faute du Grand Kapital ! ! ".

Cela m’effraye d’être presque d’accord avec les tenants d’un système qui a montré toutes ses dérives derrière l’ancien mur de l’Est !

Avec cette réforme, l’intelligence et le pragmatisme ne sont pas encore au pouvoir !

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